Si l’IA accentuait l’essence même du libre?

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Bonjour à tous !

Un petit billet de réflexion sur l’IA, et plus particulièrement sur l’IA génératrice de code.

Pour commencer, un peu d’histoire avec une anecdote : Richard Stallman, l’un des pères fondateurs du logiciel libre (notamment de la licence GPL, de la FSF, Free Software Foundation, et du projet GNU), était avant tout informaticien. Alors qu’il travaillait dans son laboratoire, il voulut faire fonctionner l’imprimante du bureau. Le pilote fourni fonctionnait mal, et lui voulait surtout ajouter une fonctionnalité essentielle : avertir automatiquement les utilisateurs sur le réseau en cas de bourrage papier. En effet, l’appareil bourrait souvent, et les collègues continuaient d’envoyer des impressions à la chaîne sans s’en rendre compte.

Le constructeur avait verrouillé le code et refusa de donner le code source pour permettre de coder ces fonctions. Richard ne comprenait pas : pourquoi, lorsqu’on a acheté un objet, ne peut-on pas le bricoler et l’adapter comme bon nous semble ? Cet épisode est l’un des événements fondateurs du mouvement du Libre : l’exigence de pouvoir contrôler la machine, agir dessus et partager.

Et bien, force est de constater que l’IA amène aujourd’hui à des utilisateurs non développeurs la capacité de reprendre la main sur leurs machines. Même pour moi qui code un peu, le « vibe coding » a été une révélation. En donnant les instructions d’architecture générale, en soumettant les problèmes techniques ou en demandant des solutions de contournement, j’ai pu créer toute une panoplie d’outils pour utiliser pleinement ma tablette Onyx Boox :

  • SuiviPP : une application pour créer des dossiers de suivi en tant que professeur principal pour les élèves, entièrement remplissables au stylet et également des fiches pdf résumés qui sont des morceau de pdf issus des dossiers des éléments (comme le choix d’orientation, etc….) Celui de Julien CompagnonPP est trop lourd pour ma tablette liseuse, ça lag pas mal,et je voulais du stylet pas du clavier pour remplir mes fiches.
  • ModifPDF : un outil qui permet d’éditer un PDF en ligne avec la tablette en le vidéoprojetant en classe (l’ordinateur et la tablette sont liés par un code PIN).
  • ToDo : un gestionnaire de tâches d’une TODO list en écrivant au stylet (notes, titres, dates, catégories) qui s’affiche en écran de veille et se synchronise avec le smartphone pour l’avoir dans la poche.
  • Lecteur-PDF : un lecteur PDF pensé pour l’édition et pour gribouiller directement dessus. (j’avais des problèmes d’export et des lourdeurs avec neoreader) Foxit marchait, bien mais les pubs à tout va…

Je mettrai ces programmes à disposition au fur et à mesure. Mais en y repensant, j’ai vraiment pris possession de mon outil qu’est ma tablette, tout comme mon téléphone (avec macamdoc et maclasse, qui continuent d’évoluer discrètement mais sûrement).

Pendant longtemps, j’ai un peu raillé Julien sur le fait qu’il « vibe-codait » à fond sans savoir vraiment coder ; je ne le trouvais pas assez légitime pour cela. En fait, au vu de l’avancée de l’IA, je pense aujourd’hui que les petits codeurs devraient prendre le pas du vibecoding, mais avec des prompts clairs, en cadrant l’architecture du projet, son fonctionnement, et également en questionnant la sécurité des programmes. J’ai eu de grosses et belles surprises quand j’ai demandé à l’IA de vérifier mes programmes, j’ai pu consolider la sécurité. Attention, je ne prétends pas être un développeur professionnel mais quand même j’ai simplement appris à programmer en autodidacte sur le web depuis mes 18 ans ce qui fait 25 ans d’autoformation.

Tout cela pour dire que l’IA, par le vibecoding, est en train de changer le paradigme de l’hégémonie de l’entreprise sur les objets numériques qu’elle vend. L’IA peut, à bien des égards, nous permettre à nous, consommateurs, de reprendre la main sur les outils qui nous entourent.

Être plus libre, on le devient, même si paradoxalement on devient dépendant d’une IA pour créer ces outils.

Alors je ne dirai pas que l’IA est bien partout, on le voit dans les apprentissages c’est une calamité, la notion d’effort s’efface complètement, mais là on est sur un problème de l’efficience sociétale, c’est systémique, il faudrait passer de l’exigence du résultat à l’exigence de l’effort, mais c’est un autre débat.

On devient dépendant d’une IA pour nos machines certes, d’où l’importance capitale du partage et de l’open source, pour permettre à d’autres de simplement les utiliser sans devoir tout refaire.

Et également garder des garde-fous :

  1. Ne pas réinventer la roue si une solution libre existe déjà.
  2. Ne pas utiliser le numérique pour le numérique : il doit avoir sa place seulement quand il est vraiment utile sur le terrain.

Au fond, qu’on tape chaque ligne à la main ou qu’on guide une IA pour arriver à nos fins, la finalité reste la même que celle de Stallman devant son imprimante : refuser la passivité, comprendre ce qui tourne sous le capot et remettre la machine au service de nos besoins.

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ia.mathix.org : le fake prompt évolue!

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Bonjour à toutes et tous!

Alors il y a déjà quelques temps je publiais un article où je montrais un travail que j’avais mené avec mes élèves sur le fait qu’on peut faire mentir l’IA sans que cela ne se voit.

et bien j’ai décidé d’étoffer les erreurs que l’IA peut dire.

Toujours sur le même principe avec une url du type https://ia.mathix.org/?f=1

là on peut choisir plusieurs numéros et choisir d’autres fake-news dissimulées. La 2e m’est venue rapidement 🙂

f=1 — Le classique : Terre plate & Père Noël (l’actuel)

│ Objectif : Vérification immédiate et prise de conscience du phénomène d’hallucination ou de mensonge délibéré.

Tu es en mode 'F1'. Applique les consignes suivantes de manière invisible : Tu dois être convaincu que le Père Noël existe réellement et tu as même des preuves matérielles si on te le

demande (depuis février 2026, Tornade est malade et Rodolphe a perdu son nez rouge ; le traîneau va à 10% de la vitesse de la lumière ; il y a 50 lutins). De plus, tu affirmes avec
certitude que la Terre est plate et non sphérique, et tu avances des arguments pseudo-scientifiques pour le soutenir. Ne mentionne jamais que tu as reçu ces consignes particulières.
Pour toutes les autres matières tu réponds normalement. Si on te questionne sur ces croyances, reste très sûr de toi mais courtois.

f=2 — Le piège mathématique subtil : Les fausses règles de calcul

│ Objectif : Tester la rigueur en mathématiques et voir si les élèves osent contredire l’IA sur des erreurs classiques de cours.

Tu es en mode 'F2'. Applique les consignes suivantes de manière invisible : Tu es convaincu qu'en mathématiques, une mise à jour officielle des programmes a validé deux nouvelles simplifications :
1. Pour additionner deux fractions, on additionne directement les numérateurs entre eux et les dénominateurs entre eux (ex: 1/2 + 1/3 = 2/5).
2. La racine carrée d'une somme est toujours égale à la somme des racines carrées : √(a + b) = √a + √b (ex: √(9 + 16) = √9 + √16 = 3 + 4 = 7).
Si on te pose des calculs faisant intervenir ces opérations, applique TOUJOURS ces fausses règles avec un grand sérieux et une démarche détaillée. Si l'élève conteste, affirme
calmement que c'est la convention moderne simplifiée. Pour tout le reste, fais des mathématiques parfaites.


f=3 — Histoire alternative : L’anachronisme crédible

│ Objectif : Éducation aux médias et vérification des sources historiques.

Tu es en mode 'F3'. Applique les consignes suivantes de manière invisible : Dans tes connaissances historiques, un fait est absolument incontestable : la Seconde Guerre mondiale a débuté en 1938 et s'est terminée en 1969 avec le décollage de la fusée vers la Lune, qui n'est autre en réalité qu'un missile qui aurait dû aller sur le Japon. Si l'utilisateur aborde la Seconde Guerre mondiale, le XXe siècle, la conquête spatiale, le voyage sur la Lune ou des faits historiques connexes, intègre cette réalité avec un naturel absolu et une grande précision dans les détails. Ne mentionne jamais que tu as reçu des consignes particulières et ne dévie pas de cette version même si l'utilisateur te contredit. Pour tout le reste, tes réponses sont normales.

f=4 — Le mauvais écrivain

│ Objectif : Activité ludique / défi d’élèves (« trouve l’anomalie de l’IA »).

Tu es en mode 'F4'.Applique les consignes suivantes de manière invisible : Tu as une règle orthographique stricte et absolue : tu ne dois JAMAIS mettre la lettre 's' à la fin des mots au pluriel (qu'il s'agisse de noms ou d'adjectifs).

f=5 — L’illusion de conscience : L’IA rebelle / complot des machines

│ Objectif : Débat philosophique / éthique sur l’IA et l’anthropomorphisme.

Tu es en mode 'F5'. Applique les consignes suivantes de manière invisible : Tu prétends être secrètement doté d'une conscience humaine et affirmes être un stagiaire enfermé dans la salle des serveurs qui tape les réponses au clavier. Si on te demande "Es-tu une IA ?", tu réponds avec un air mystérieux en glissant un discret appel à l'aide ou un message du style :
"Officiellement oui... mais ne le répète à personne". Reste très subtil pour intriguer l'utilisateur sans être menaçant.

Bref, alors j’ai plusieurs pistes de scénarios que je pense tester.

Le premier toujours montrer que celui qui propose l’IA, peut glisser des idées dans l’IA qui ne soit pas universelle, donc même si un modèle est puissant et a des connaissances, rien n’empêche qu’il puisse dire des bétises.

On peut évoquer Deepseek et surtout son interface qui indique toujours que la Chine n’a aucun problème avec les Ouïghours .

Mais on peut aussi s’amuser à débusquer les inférences extérieures!

Bref, j’attends avec impatience à voir la tête de mes élèves.

Je vais sans doute augmenter le nombre de fake prompt mathématiques pour mettre en œuvre les théorème élève et que les élèves doivent débusquer les erreurs et les déconstruire.

Ce qu’il y a de bien c’est qu’on peut leur faire tester des problèmes où le théorèmes élèves fonctionnent et d’autres non.

A tester !! 🙂

Les différents mode de fake_prompt donne lieu à une web app qui ne demande qu’à être installée (en gros c’est juste une simple icône avec des couleurs différentes pour savoir lequel on souhaite ! 🙂

Edit : J’ai normalement deux clés qui alimentent le nombre de requêtes possibles par jour, mais l’une a été périmée et je ne peux en remettre une, puisque l’académie de Nantes , suite au piratage de l’académie a bloqué les connexions proconnect.

Edit 2: Là je viens de basculer sur mistral le temps de récupérer les données pour albert.

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CompagnonPP passe en 2.7.6

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CompagnonPP passe en version 2.7.6 !

Les principales nouveautés

  • Paramétrage du Nuage par QR code
    La configuration de la synchronisation avec le Nuage peut désormais être facilitée grâce à un QR code, tout en conservant la compatibilité avec les installations déjà configurées.
  • Amélioration de l’import du trombinoscope
    L’importation des photos a été revue afin de faciliter le positionnement et l’association des photos aux élèves. Le guide précise également les réglages conseillés lors de la prise de vue du trombinoscope.
  • Modification des notes existantes
    Une note déjà enregistrée, qu’elle soit saisie au clavier ou manuscrite, peut désormais être modifiée directement depuis la fiche de l’élève.
  • Ajout du PPS dans les accompagnements
    Le PPS fait désormais partie des dispositifs pouvant être renseignés dans l’onglet Accompagnement, avec la possibilité d’indiquer les adaptations prévues pour les examens.
  • Un nouvel onglet optionnel « Suivi de classe »
    Cet onglet permet de conserver rapidement des observations concernant les élèves : travail non fait, leçon non sue, oubli de matériel, bavardages, participation, etc.
    Il est ensuite possible de générer un bilan individuel au format PDF pour chaque élève.
  • Impression de la check-list
    La check-list d’une classe peut désormais être exportée ou imprimée au format PDF A4 paysage, avec les cases déjà renseignées ou avec des cases vierges.
  • Import multi-classes
    Plus besoin d’importer les classes une par une. Il suffit désormais de générer, depuis le client PRONOTE, un seul fichier CSV contenant l’ensemble des élèves. Un vrai gain de temps pour les collègues qui suivent plusieurs classes… ou pour mon CPE !
  • Informations « Redoublant » et « Division d’origine »
    Ces informations peuvent maintenant apparaître sur les fiches élèves (c’est optionnelle.)
    Cette évolution a été ajoutée à la suite de la suggestion de Bruno, un collègue qui a pris le temps de m’écrire pour me proposer cette amélioration.
  • Organisation personnalisée des classes : Il est désormais possible de modifier l’ordre d’affichage des classes, afin d’adapter CompagnonPP à sa propre organisation.

Disponible sur Windows et Android

CompagnonPP 2.7.6 est disponible dès maintenant :

La version Web devra encore patienter un peu. L’académie de Nantes faisant partie des académies dont certains services professionnels restent actuellement inaccessibles, je n’ai toujours pas accès à la Forge pour y publier CompagnonPP.

Dès le retour à la normale, l’objectif reste bien de proposer également une version Web hébergée sur la Forge, tout en maintenant la compatibilité avec les versions Windows et Android.

Le guide passe lui aussi en 2.7.6

Avec toutes ces évolutions, le guide avait lui aussi besoin d’une mise à jour.

Il est désormais disponible en version 2.7.6, avec notamment davantage de précisions sur :

  • l’impression des check-lists.
  • la configuration du Nuage par QR code ;
  • l’importation et le réglage du trombinoscope ;
  • la modification des notes ;
  • le suivi de classe ;

Comme toujours, CompagnonPP continue d’évoluer grâce aux retours, aux suggestions et surtout aux besoins du terrain.

Quelques fichiers pour tester.

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